Le Président Touré Adama  de la CNGR-CI

Le Président Touré Adama de la CNGR-CI

Les évènements des gares routières de Treichville et du grand carrefour de Koumassi ont suscité des réactions aussi bien de leaders syndicaux que de la hiérarchie des Forces républicaines de Cote d’Ivoire.     En effet, suite à la livraison de la part de vérité du le Président TOURE ADAMA de la Coordination nationale des gares routières de Cote d’Ivoire, relativement aux différentes bagarres enregistrées dans ces 02 secteurs du Sud de la ville d’Abidjan, la presse écrite rapporte ce vendredi 10 janvier 2014, une interview d’un responsable du Centre de Coordination des Décisions Opérationnelle et 2ème Commandant  de la Garde Républicaine. Au cours de cette interview, cette hiérarchie des FRCI menace le Président TOURE ADAMA d’arrestation en ces termes : « C’est le groupe de Touré Adama qui est à la base de ce désordre. Nous sommes actuellement à sa recherche ». Le 2ème Commandant  de la Garde Républicaine indique plus loin dans les colonnes de ce quotidien , avoir commis un officier, et un Lieutenant, pour veiller à l’application de la gestion tournante, en vue d’éviter le désordre, dans cette zone du Sud d’Abidjan.
L’engagement de ‘Saa bélé bélé’ (gros serpent) à éradiquer le désordre est certes à saluer, au regard de l’importance de la sécurité et de la paix, dans un pays cherchant ses repères, après plusieurs années de crise. Il est tout de même nécessaire de souligner la  différence entre le désir d’instaurer la  sécurité dans un secteur et la manière de l’instaurer. La gestion tournante dont il est question dans l’interview accordée au journal ‘le Patriote’, n’est plus ou moins que la répartition entre des groupements de personnes (très souvent étrangères au milieu), des ‘fruits’ des encaissements opérés de force à chaque chargement, sur les conducteurs. Aussi bien à Treichville, Koumassi, Abobo, Yopougon, Port bouet, pour ne citer que ces secteurs, cette ‘gestion tournante’ génère des confits. Les  raisons  de ces perpétuelles bagarres vont de  la clause léonine qui a toujours prévalu dans le partage du butin, au refus catégorique des ‘occupants’ du terrain de céder la place à  de nouveaux groupements.
La libre adhésion et la défense des intérêts des membres sont 02 fondamentaux du syndicalisme qui a vu le jour dans la 2ème moitié    du XIXè siècle. La mise à la disposition des activistes syndicalistes du Sud d’Abidjan d’un officier, et d’un Lieutenant, pour veiller à l’application de la gestion tournante, s’apparente purement à une légalisation du racket qui est puni par la loi. En effet ces groupements de personnes n’ont pour activité, que le seul encaissement des sommes d’argent par la force à des conducteurs. Ces conducteurs, dans les 99% des cas, ne se reconnaissent pas dans leurs organisations, simplement parce que ne posant aucun acte en leur faveur. Ces organisations, pire, sont composées de personnes étrangères où de moralité douteuse. En les orientant de façon à encaisser par rotation, le 2ème Commandant  de la Garde Républicaine, (qui a fait un travail remarquable pendant la crise postélectorale)  participe ainsi  à l’installation du désordre.
La Coordination nationale des gares routières de Cote d’Ivoire, il est utile de le savoir, ne possède ni représentants dan ces 02 zones, et ne procède jamais à l’encaissement forcé des conducteurs. Elle n’a aucune tentation de monopoliser la scène, car elle est d’une notoriété avérée. Les preuves foisonnent.

Cependant, en dehors de ses menaces, le responsable du Centre de Coordination des Décisions Opérationnelle a le même souci que la structure présidée par M. TOURE ADAMA, à savoir l’organisation du milieu des routiers. Pour y parvenir, elle fait la générosité de lui donner quelques conseils:

-Interdiction absolue des encaissements forcés sur les chauffeurs au bord de la route

- libre choix aux conducteurs de prendre le ticket syndical de leur choix dans le bureau de l’organisation syndical de leur choix,

 -Identification et recensement des organisations syndicales avec pour paramètre ; existence physique dans un local, présentation de réalisations en faveur des acteurs
-libération des voies par toutes les organisations syndicales, afin qu’elles (les voies) conservent leur fonction économique et sociale
-tests d’aptitude syndicale à faire passer par les principaux animateurs des groupements syndicaux……….

Cette générosité dont fait preuve la Coordination nationale des gares routières de Cote d’Ivoire  à l’égard de ‘Saa bélé bélé’ (pour les intimes), est la réponse à sa menace d’emprisonnement. Le leader syndical menacé d’être mis aux bagnes (que fait-on des ses conséquences ?)  ne fait que son travail. Les personnes suspectes qui rodent autour de son lieu de travail, parfois même sur 02 roues motorisées, depuis la parution de l’interview, se rendraient plus utiles à la Cote d’Ivoire, si elles laissaient les acteurs  œuvrer en toute quiétude.
Les gracieuses propositions listées dans cet article devraient le tableau de bord de l’organisateur de la région du Sud de la capitale économique. La Cote d’Ivoire ne gagnerait-elle pas, si la mise en commun des efforts, comme cet article le démontre, se substituait aux menaces d’emprisonnement dépourvu de fondements juridiques ?

Service de communication de la CNGR-CI

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